Zemmour reviens!

Z comme Zemmour Eric

Il n’est pas commun de commencer un abécédaire par la lettre Z, fut-il un miscellanées, du prêt à porter de la pensée, de la bien-pensance. Le mot s’entend bien sur dans son acception du siècle obscur, lequel débuta bien tardivement, en 1989. Il couvre les élites mondialisées, les bobos, les prétendus philosophes de comptoir, avec ou sans chemise blanche ouverte sur un poitrail de xoloïtzcuintle, ce chien nu mexicain, les folliculaires stipendiés, les entreprises du caca 40 et bien entendu, un système politique vermoulu UMPSMODEMECOLO où le Front national, nourrit au sein de Hayek, aimerait bien y recueillir sa part de spätzel imméritée.

Cette basse cour à bijoux, ce poulailler d’acajou1, où chaque gallinacé (Oh César! Comme tu as su si bien nous nommer), se poussant du haut de ses ergots, De Marseille à Lille, de Paris à Strasbourg, de Bordeaux à Troyes, et bientôt Charleroi, mène le monde à sa perte. Ce n’est pas une raison pour ne pas lui tailler les croupières qu’il mérite, d’affûter le couperet de la guillotine qui lui est promis dans un avenir si lointain et si proche de nous que tout un chacun ne peut imaginer.

Je me dois de préciser que la guillotine peut être morale mais, qu’à titre conservatoire on pourra expédier Alain Minc en exil aux îles Kerguelen, Jean-Claude Trichet vendre du sable dans le Sahara, Jacques Attali des réfrigérateurs au Nunavut, chez les inukophones, Philippe Sollers de la moisissure dans les caves de Neuilly Auteuil Passy.

Z comme Z, dans le Z de Vassilis Vassilikos ; Z, Il vit, en grec, comme se doit de vivre cet opuscule.

Z comme Zorro ; mais non Zorro se taille une justice à la hauteur de son ego.

Ego, vous avez dit ego ? Et le petit Zemmour?

Ego comme ego surdimensionné d’Eric Zemmour ; avec un Z.

Monsieur Zemmour vous êtes détestable dans vos boursouflures. Monsieur Zemmour, vous êtes détestable dans votre attitude de dromadaire qui reçoit un impressionnant coup de pied dans les couilles au moment où il aspire goulûment sa réserve d’eau. J’en retiens l’image de vos bajoues concavées dans vos maxillaires. Et estimez-vous heureux. Si elles avaient été convexées, vous fussiez le premier à prétendre que jamais vous ne vous vexâtes! Quoique toute réflexion faite, le concavé, par nature, mérite d’y rester… dans la cave.

Monsieur Zemmour je ne vous aime pas car vous êtes un bonapartiste affiché et je n’aime pas les Bonaparte, ni le premier tondu, sainthélènisé, entre deux rochers, un Montholon à corne et une fin si éloignée des champs de bataille où il laissât tant de nos valeureux soldats en pâture aux chiens et aux oiseaux sans nombre. Pardon! voilà que je me prends pour Zemmour faisant du Homère.

Donc exeunt les Bonaparte; ni le premier, ni le deuxième tuberculeux, ni Badinguet, l’eugénisé à la Roja, voire le quatrième aux petits pieds, occupant l’Elysée depuis 2007.

Je n’aime pas votre morgue et votre fatuité quand vous croisez léjan, comme si les gens étaient de la vulgaire crotte de lagomorphe. Vous avouerez (non vous êtes trop au dessus des aveux) que pour un camélidé, cela relève du comble.

Je n’omets pas ici d’évoquer votre machisme viscéral qui vous apparente aux barbus que vous prétendez combattre. Vos saillies sur la condition féminine, votre militantisme anti-avortement, vous rapprochent de jour en jour du mollah Omar. Mobylette fournie!

Et comme la télévision rend irrémédiablement con, le cortège impressionnant de ceux qui s’y sont brûlés obligent, dans l’émission à laquelle vous participez, celle de l’animateur Laurent Ruquier, vous êtes en train de vous enconner. De polémiste de talent, oui, oui je sais je ne vous aime pas mais vous avez du talent, vous êtes, petit à petit devenu le fou du branquignol de son Immarcescible Majesté Impériale ; le branquignol étant l’animateur de l’émission On n’est pas couché, lequel dans une vie antérieure a du être gallinacé tant ses rires s’apparentent à ceux d’une vieille dinde déclassée. Pour le terme branquignol utilisé ici, j’en demande pardon d’avance aux mânes de Robert Dhéry.

Ce que je viens d’écrire, Monsieur Zemmour, n’engage que moi, ma liberté de penser subsumant ma liberté d’expression. Et je ne faillirai pas à ce principe en écoutant, stoïque vos critiques et désamours, s’il advenait que nos chemins se rencontrassent.

***

Bayrou (François)

(phon. Linamixchvaldekourss)

J’ai beau chercher, je ne trouve pas. C’est, je l’avoue, le dernier mot et la dernière phrase de cet opuscule, parce que je n’arrive pas à remplir ce vide sidéral de l’inpensée. Ah si tiens! Il me vient une idée! Deux même, d’un seul coup! Comme quoi le miracle existe en écriture. Mais j’hésite entre l’une et l’autre. Que faire? Je ne vais pas livrer tout ceci à des gens pour qui le penser formaté est le quotidien! Il ne faut pas pousser Hector dans ses ressorts! Je sais cette exclamation ne veut rien dire, mais ça fait trop bien ici cette phrase à la con! Surtout pour meubler les dix lignes cons sacrées à Baille Rot U! Quoique consacrer pour le fils des grenouilles de bénitiers ça déchire grave sa race mon Françounet! Bon allez, j’y vais; c’est bien parce que mon éditeur me le demande! Sinon, il est capable de me sucrer mes royautés! Première idée, c’est une devinette: Quelle était la couleur du cheval blanc du roi de Navarre trempé dans du goudron? Réponse en bas de page1.

Deuxième idée: Recette de la sauce béarnaise.
Ingrédients: Pour 6 personne(s) 250 gr de beurre de qualité 5 cl de vin blanc sec 3 cl de vinaigre de vinaigre blanc 2 échalotes 1 cuillère à café de poivre mignonnette (poivre écrasé grossièrement) 1/2 botte d’estragon 1/2 botte de cerfeuil 4 jaunes d’œufs Sel

Préparation

-Faire fondre très doucement le beurre et le laisser tiédir dans un coin de la cuisine. -Dans une casserole, mettre le vin blanc, les échalotes coupées en petits morceaux, le vinaigre, le poivre mignonnette et la moitié des herbes. -Cuire très doucement à feu doux et réduire jusqu’à une consistance sirupeuse. Laisser tiédir en dehors du feu. -Ajouter les jaunes d’œufs et 4 cuillère à café d’eau. -Fouetter vivement en chauffant très doucement pour éviter que les jaunes cuisent. Retirer la casserole du feu de temps en temps. Fouetter pendant 10 minutes jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux et assez compact. -Incorporer hors du feu le beurre fondu en évitant de mettre l’écume et le petit lait. Fouetter comme pour une mayonnaise. -Saler et ajouter la moitié des herbes hachées. -Déguster aussitôt ! Ventre saint gris! 1. Il était blanc car en ce temps là le goudron n’existait pas!

Et pan sur le bec!

***
La suite sur

Ils sont toujours aussi c.

Introduction (Ouille !)

Oncle François-Marie, vous me faites l’immense honneur et l’incommensurable plaisir de me convier à ce voyage en votre compagnie chez la reine de Prusse, Angela 1ère. Sa Majesté vous surprîtes également de ce que vous m’avez baillé à Ferney. Il est tant vrai que l’austère pays où elle naquit ne se prête pas à la philosophie. N’avez-vous crainte qu’elle ne vous garde cette fois-ci en ses rets et ne vous fasse consumer à petit feu, à l’instar de ses ancêtres teutoniques ? Je ne puis vous cacher mes craintes mais aussi ma joie de vous avoir plus longs moments en compagnie. Et cela m’est bonheur de vous voir revivre en ce carrosse brinque­balant dont je viens de compter notre quatorzième passage en relais de poste. Cependant, pardonnez-moi mon oncle, mais les lits de ces relais nous laissent peu de répit tant ils sont habités et nous forcent à avoir mains lestes pour grattements et démangeaisons assurés à chaque nuitée ! Lors de notre arrivée au prochain relais, je ne manquerai pas de promettre moult coups de bâton à l’aubergiste s’il ne nous livre bonne lierie et draps maculés ; sans compter un repas et bon pinot gris de cette Suisse en accompagnement de soupers, rots et mignardises. Pour peu qu’une accorte servante… – Mon neveu, me voici sourire à vos saillies et moqueries. Le décès de ma chère Émilie, il y a peu ne m’autorisait plus pareils instants. Aussi, je vous suis gré de tant de sollicitude, surtout d’avoir accepté de suivre le vieillard que je deviens. Je ne vous serai pas de bonne compagnie. Je vous le tiens à prévention car la reine Angela, que je connu au rebours des années 1740, n’est guère en partage de ma personne et risque d’accaparer le temps que j’aimerais à vous consacrer, tant il me plaît de vous entendre babiller ou voir ouïr le frère de votre mère. S’il appert que notre divin souverain le roi Nicolas l’Excité ou son possible successeur, le prince d’Ussel, François IV le Flasque, après son couronnement se rend aux pieds de la reine pour lui rendre hommage et obligations dus à son égard, j’aurais alors plus de temps à vous voir ne serait-ce que folâtrer avec d’accortes Prussiennes aux mamelles arrogantes.

Vous constaterez mon neveu que depuis que nous avons abandonné notre domaine de Ferney, ce voyage nous laisse déjà loisir à parlements quand bien même cette diligence contribue à rendre mes rhumatismes insupportables! Mais qu’est-ce que rhumatismes à comparaison de l’affreux supplice enduré par le malheureux Calas ? Ne nous plaignons point trop et acceptons le maltraitement dont je subodore qu’il sera largement dédommagé en accueil à bras ouverts de la reine Angela, puisque telle est la volonté de sa majesté de me voir en son palais de Sanssouci.

Mais brisons là mon cher neveu. Nous aurons tout loisir d’évoquer à nouveau de la reine Angela lorsque nous serons en Prusse. Dans l’attente du prochain relais, j’aimerai vous entretenir du dernier ouvrage que vous m’offrîtes lorsque je sollicitai votre sagacité et vos savoirs parisiens quant au sieur de Zemmour.

Souvenez-vous mon neveu de ce que je vous relatais quand, cet hiver dernier à Ferney, nous nous tenions près de la cheminée à tisonner tant le froid mordant du dehors pénétrait en notre logis.

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